Nous nous sommes lancés dans la bataille des régionales en 2015 où Nizarr Bourchada, notre tête de liste à ces élections, a pu historiquement déposer le 6 novembre en préfecture de région une liste de 225 candidats où plus de 8 candidats sur 10 étaient issus du réseau de Français & Musulmans. Notre objectif était clair, bousculer l’échiquier politique et démontrer notre volonté à remettre les véritables préoccupations de nos concitoyens au cœur du débat politique. Avec quelques mois de recul et malgré des moyens financiers et matériels limités nous n’avons pas à rougir de notre 11ème place sur les 13 listes en lice en décembre dernier.

Les plus de 12 500 électeurs qui ont voté pour notre projet, malgré les entraves, ont démontré leur souhait d’un « grand remplacement » du logiciel politique et leur volonté de rupture avec les partis traditionnels.

Au lendemain des régionales, lors du bilan, 13 des 15 cadres de l’Union des Démocrates Musulmans Français (UDMF) émettent une volonté d’assainir les finances, de structurer la communication et de renforcer l’organisation ; toutes ces composantes étant détenues par Najib Azergui. Sans transparence de ce dernier, ni volonté d’union et devant un déni manifeste de démocratie (refus catégorique de M.et Mme Azergui de tenir des élections internes allant jusqu’à tenir en catimini une réunion actant l’exclusion de tous leurs contradicteurs), un communiqué a alors été publié et signé par le bureau politique et la plupart des cadres afin de se désolidariser d’une structure qui a vendu son âme.

Il ne s’agit pas ici d’une nième division surtout quand tous les cadres démissionnent pour laisser place à une instance anti-démocratique gérée par un couple. Il serait inapproprié de nous prêter quelconque intention de pouvoir, il faut bien avoir à l’esprit que nous occupions les postes de président, vice-président, trésorier…etc. Nous ne pouvions pas imaginer de construire un si beau projet sur des fondations vacillantes.

De nombreux sympathisants convaincus par l’expérience des régionales, nous demanderont de repartir sur des bases nouvelles et de fonder un parti capable de rassembler et de donner espoir aux oubliés de la politique: un parti qui ne serait pas géré comme une entreprise familiale, mais comme un outil participatif ouvert à tous.

D’un mal pour un bien est né le mouvement Français & Musulmans. Une rupture dans la continuité : donner la parole à ces citoyens de culture/confession musulmane qui en ont assez de servir tantôt de tremplin à certains responsables politiques tantôt de marchepied électoral à d’autres pseudo-élites.