Français & Musulmans est un parti politique basé sur une éthique responsable axé sur des préoccupations humanistes et en parfaite adéquation avec les valeurs républicaines.

Son positionnement sur l’échiquier politique n’est ni à droite, ni à gauche, ni au centre mais axé sur des préoccupations humanistes.

Par nos actions, nous sommes en quête du respect des libertés individuelles et collectives dans la neutralité et non par la neutralisation des opinions et convictions de tout un chacun.

Français & Musulmans entend promouvoir au service de la France et de ses citoyens :

  • La liberté de conscience et le respect de la dignité de la personne ;
  • La moralisation en réconciliant éthique et politique ;
  • Le vivre ensemble et l’égalité des chances ;
  • L’État de droit et le dialogue social ;
  • La lutte contre le supposé « choc des civilisations » ;
  • La renaissance du devoir civique ;
  • Le développement économique et la justice sociale ;
  • La transition écologique et le respect de l’environnement.

L’engagement dans les partis politiques traditionnels ayant montré ses limites, Français & Musulmans est une réponse ferme à tous ceux qui souhaiteraient nous enfermer dans ce choix entre identité et citoyenneté. André Gide disait « Choisir c’est renoncer », nous ne renoncerons ni à l’une ni à l’autre de ces composantes.

La « génération issue de l’immigration » a fait l’objet de multiples dénominations qui rendent compte du malaise de la société française à les inclure comme citoyens à part entière. Qualifiée successivement de « génération suivante » (Juliette Minces), de « seconde génération » …, l’enfermement des enfants d’immigrés dans ces catégories semble déjà préjuger de son avenir, avec un mot d’ordre : la nommer pour mieux l’exclure.

Ces citoyens sont pour grande majorité nés en France, de nationalité française, de par le droit commun du code de la nationalité, modifié par la loi « Guigou » de 1998.

Force est d’admettre, qu’à côté de certaines organisations politiques qui ont en quelque sorte « islamisé » leurs mots d’ordre populistes (de la figure de l’immigré à celle du musulman), ce sont principalement les associations appartenant à la nébuleuse laïciste qui ont contribué à diffuser l’image de peur d’une « France en danger d’Islam ». Elles sont porteuses d’un discours « national-laïciste » prenant appui sur l’image d’une « pureté française », qui serait aujourd’hui menacée par les communautarismes en général et le supposé « communautarisme musulman » en particulier.

En France, il n’y a que peu, voire pas de place pour l’expression publique des minorités. Les leaders d’opinion, qu’ils soient journalistes, écrivains ou « experts » sont les principaux vecteurs d’une islamophobie latente qui se réfugie derrière le droit à la critique des religions et la liberté de pensée pour véhiculer des représentations stigmatisantes à l’égard de l’Islam et des citoyens de confessions musulmane.

Il est donc tout naturel de rappeler à ces experts de la stigmatisation que nous sommes Français !

Citons un extrait de la théorie de l’assimilation progressive évoquée par Charles-Robert Ageron à propos du traitement de l’Islam :

« C’est bien au nom de la prétendue supériorité et universalité du modèle républicain français que nous estimons avoir à l’égard des musulmans une mission émancipatrice et un devoir de régénérescence du corps national : il faut guider les musulmans, en les incitant à se détacher progressivement de leur esprit communautaire et les aider à devenir de bons citoyens »

Oui, vous vous dites que rien n’a changé et que ce discours est repris par des responsable politique en 2016!

En somme, il faut comprendre qu’un « bon musulman » est un musulman qui n’est plus musulman, un « musulman sur-mesure ». Une belle mosquée est « une mosquée discrète et invisible, située dans un coin d’une zone industrielle… », preuve en est l’absence de panneaux dans les communes indiquant la localisation de la mosquée…certainement des signes d’urbanisme ostentatoires ! Une des conditions de réussite du « vivre ensemble » est la visibilité de toutes les composantes de la société française.

Aaah « la visibilité des minorités » (soupir), un sujet particulièrement présent et débattu depuis plusieurs années par des femmes et des hommes sur le terrain comme dans la sphère politique. Sur cette partie et notamment concernant leur rapport avec la communauté musulmane, les « national-laïcistes » et de plus en plus d’élus s’affolent du danger du « communautarisme ». Ce dernier terme par définition pointe un groupe se repliant sur lui-même or, ces dernières années ont vu la démultiplication sur l’ensemble du territoire de journées portes ouvertes et autres actions socialement cohésives par les gérants des associations musulmanes.

Ces groupuscules laïcistes souhaitent nous voir disparaître et bien nous leur répondrons par plus de cohésion en tendant la main à tous ceux qui veulent bien la saisir. Notre éthique a toujours été synonyme d’ouverture. Cette démarche politique n’est pas un repli mais bel et bien une affirmation de notre citoyenneté à part entière.

D’ailleurs qui peut penser qu’un groupe souhaitant participer pleinement à la vie démocratique, citoyenne et politique de notre pays en s’adressant à TOUS les citoyens sans distinction de couleurs, de croyances, ni d’origine peut être qualifié de « communautariste » ?! C’est cette antinomie consciente, normative et permanente « sur » les musulmans ou les groupes d’individus perçus comme tels qui constitue, selon nous, une entrave à la liberté, une source d’inégalité et un manque manifeste de fraternité. Notre triptyque républicain est donc touché dans toutes ses composantes. Nous continuerons toujours avec plus de pédagogie, à nous positionner en défenseur d’une laïcité vue comme un outil pour combattre les inégalités. Nous continuerons encore et toujours à nous affirmer comme les défenseurs des valeurs prônées par la convention européenne des droits de l’Homme en affirmant notre attachement à la France et à notre « francité ».

Les pouvoirs publics n’ont pas jugé incompatible avec la laïcité la création, en 1914, d’aumôneries musulmanes dans l’armée et d’une fondation des lieux saints de l’islam pour assurer le pèlerinage des musulmans de l’Empire.

Ces décisions étaient destinées à prouver le souci de la République « d’assurer la liberté de conscience et de garantir le libre exercice de culte » à ses musulmans comme au reste de la population.

Des aménagements ultérieurs ont permis la mise à disposition, par les communes, de terrains pour la construction de lieux de culte et la possibilité pour les pouvoirs publics de garantir les prêts contractés à cette fin. Pour faire profiter les musulmans de ces aménagements, Edouard Herriot défendit la participation de l’Etat à la construction de la Mosquée de Paris au nom de l’obligation pour la République de garantir le libre exercice des cultes. Le Président de la République, Gaston Doumergues, inaugura en 1926 l’ouverture de la Mosquée, en disant : “La République française admet, protège toutes les croyances : quelle que soit la voie que l’être humain se fraye vers son idéal, cette voie nous est sacrée, nous la respectons et nous entourons ceux qui la suivent d’une égale sollicitude. »

Rappelons que l’avènement de la loi 1905 fut la reconnaissance de toutes les minorités cultuelles, l’islam ayant été oubliée par l’aveuglement du colonialisme. Cette loi a permis une pacification du conflit qui opposait alors ce qu’on appelait les « deux France », c’est-à-dire ceux qui voulaient que la France redevienne « la fille aînée » de l’Église catholique et ceux qui pensaient que la France moderne devait être la fille de la Révolution de 1789. C’est ainsi qu’est né le « pacte laïc » qui a réconcilié les deux parties et a créé un terrain d’entente sur des valeurs et des principes laïcs qui sont au fondement du lien social dans la République française / extrait du discours de Gaston Doumergues, du 15 juillet 1926

Malgré le rôle joué pendant la 2ème guerre, encore une fois, par les musulmans d’Afrique du Nord et de l’Afrique sub-saharienne (dont les fameux tirailleurs sénégalais, les spahis et autres artilleurs de l’Africa Corps engagés contre les troupes italo-allemandes en Tunisie et en Libye, puis dans la campagne d’Italie), le discours à l’égard de l’islam et des musulmans n’a pas changé.

De Gaulle, en personne, dans les orientations concernant la politique migratoire, a participé à ce changement dès 1945 : il exprima le souhait de donner la priorité à l’immigration européenne, plus assimilable que des populations d’autres aires géoculturelles du fait de son appartenance à la même culture que la France. Désormais, les musulmans vont, petit à petit, incarner la figure de l’AUTRE, inassimilable, absolument et irrémédiablement inconciliable.

L’islam en France n’est plus la religion d’une population majoritairement étrangère. La plupart des musulmans en France sont des citoyens français, de langue et de culture françaises. Cette réalité est désormais irréversible.

Beaucoup reste à faire pour que la loi soit la même pour tous « dans son esprit et dans ses effets ». Beaucoup reste à faire pour que l’islam soit considéré comme une religion semblable aux autres, comme une religion de citoyens français, comme une religion compatible avec la culture et les valeurs de la République.

Nous, citoyens français de confession musulmane ou non, sommes de plus en plus nombreux à le dire et à le prouver. Nous, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes participons au quotidien à la vie économique, citoyenne, associative et politique de ce pays.

En conclusion POURQUOI Français & Musulmans ?

  • Parce que les partis politiques traditionnels ont démontré leur incapacité, leur refus d’évoluer en même temps que notre pays ;
  • Parce qu’il est grand temps, que TOUS les Français soient visibles et audibles dans l’expression de leur citoyenneté ;
  • Parce que les solutions aux maux de notre pays ne consistent pas en un retour à une identité fantasmée et promue par des élites depuis leur tour d’ivoire ;
  • Parce que plus que jamais, nous avons besoin d’une alternative, sérieuse, déterminée, qui réconcilie éthique et politique ;
  • Parce que la République évolue et ses enfants aussi. Elle se construit avec tous ses citoyens et dans le respect de leurs sensibilités.

Pour toutes ses raisons et d’autres bien sûr, nous sommes Français & Musulmans !

Cette éthique sera l’ADN de notre mouvement (cf logo) identifié via une charte graphique (bleu et vert) conceptualisant l’espoir de jours meilleurs!