L’écrasante majorité des protagonistes qui ont mené la bataille des régionales en 2015 ont décidé de fonder le mouvement « Français et Musulmans » et se sont constitués en parti politique lors du congrès fondateur le 26 mars 2016.

L’intention décomplexée et assumée par certains responsables politiques de multiplier les amalgames à l’encontre des citoyens de confession musulmane dans les débats publics est un poison qui nuit à l’indivisibilité de la République et laisse penser que de forts clivages continueront à traverser la société française. Les élites politiques n’étant plus à la hauteur des défis du moment (Emploi, Education, Economie…etc), ils souhaitent faire de la communauté musulmane le principal bouc émissaire.

Dans sa Constitution, notre République est dite démocratique et sociale, sans privilège d’origine mais depuis 30 ans, nos anciens vous diront qu’ils observent une régression. Les racismes, notamment la xénophobie et l’islamophobie ne viennent pas de la base, mais des élites, légitimant leurs discours auprès de différents groupes sociaux. Ils souhaitent imposer une France de l’assimilation sur la base d’« une identité française à racine unique fantasmée ». Par cette vision figée de notre nation, ces pseudo-républicains sont la véritable cause de la crise actuelle qui ne laisse aucune place à l’expression d’une identité collective et encore moins à la prise en compte de celle-ci dans l’espace politique français.

« Français et Musulmans », via son engagement politique, se donne pour objectif premier de démonter ce discours en affirmant la réalité française à travers son pluralisme et la reconnaissance de toutes ses composantes. Il est grand temps d’agir et de faire émerger une force politique garante d’une cohésion sociale et œuvrant pour une France sereine.

La démocratie est cacophonique, qu’il y ait des débats est donc plutôt sain. Encore faut-il être visible et audible au sein des instances républicaines. Nous prendrons donc part aux échanges et nous présenterons des candidats aux prochaines échéances électorales qui porteront des projets nouveaux, s’adressant à tous, nous aurons l’ambition de réconcilier éthique et politique.